LES TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS)
LES MYSTÈRES ENTOURANT LE SCEAU TEMPLIER DES DEUX CAVALIERS
Le sceau templier aux deux cavaliers sur une même monture démontre que les Templiers pratiquaient une religion liée à l’astronomie issue de la nuit des temps.
LA CRÉATION DE L’ORDRE DU TEMPLE
L’ordre du Temple, ordre religieux et militaire, fut créé à l’occasion du concile de Troyes en 1129 sous le patronage de Bernard de Clairvaux à partir d’une milice de chevaliers français appelée les Pauvres Chevaliers du Christ , crée dès 1114. Leur mission : protéger les pèlerins affluant d’Occident depuis la reconquête de Jérusalem en 1099 et défendre les Lieux Saints contre les attaques musulmanes.
Croisé chargeant les Sarrasins à la bataille de la Bocquée, peinture murale (fin XIIe) de la commanderie de Cressac. (Wikimedia Commons).
Ces chevaliers sont menés par Hugues de Payns, vassal du puissant comte de Champagne. Hébergés dans un premier temps par les hospitaliers de l’ordre Saint-Jean. C’est en 1120 que les Pauvres Chevaliers du Christ s’installent dans la mosquée d’Al Aqsa, édifiée à l’emplacement de l’ancien palais du roi Salomon, tout près du Temple du Seigneur, le Templum Domini. Ils deviennent alors les chevaliers du Temple de Salomon ou Templiers.

Baudouin II cédant une partie de son palais de Jérusalem à Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer. Histoire d’Outre-Mer, Guillaume de Tyr, XIIIe siècle. (Wikimedia Commons).
L’ordre des Templiers participa activement aux batailles qui eurent lieu lors des croisades.

Le siège de Saint-Jean d’Acre en 1291. (peinture de Dominique Papety, 1845, salles des Croisades du Château de Versailles). (Wikimedia Commons).
UN SCEAU ÉNIGMATIQUE
Les plus anciens sceaux des grands maîtres de l’ordre du Temple portent, dès le milieu du XIIe siècle, une figure particulièrement énigmatique.
Deux chevaliers en armes, portant heaume à nasal, bouclier et lance chevauchent une même monture.

Sceaux des Maîtres du Temple de 1259, portant l’inscription : Sigillum. Militum. Xpisti. Source : archives-aube.fr
La légende, SIGILLUM.MILITUM.XPISTI, rappelle que les Templiers étaient les chevaliers du Christ.
Il faut à présent étudier tous les composants du sceau templier et leur signification.
UN SIGNE DANS LE CIEL
On peut noter que même si le texte est écrit en latin, les deux premières lettres du nom du Christ sont les lettres grecques XP, khi (X) et rhô (P), plutôt que les lettres latines CHR. L’origine du symbole XP remonte aux racines du christianisme. Cependant il ne devint populaire qu’après 312, lorsque Constantin défait l’empereur Maxence lors de la bataille du pont Milvius et s’assure la maîtrise de l’Occident. Eusèbe de Césarée rapporte qu’un chrisme flamboyant
est apparu dans le ciel et, la nuit même, l’empereur aurait vu en songe le Christ, qui lui aurait dit « Par ce signe, tu vaincras » (« In hoc signo vinces »). Une connotation guerrière qui ne devait pas déplaire à des moines-chevaliers portés par la foi.
Par la suite le chrisme devint parti intégrante du labarum, l’étendard militaire adopté à partir de Constantin Ier par les empereurs romains.

Monnaie de Constantin d’environ 337, où l’on voit un modèle de son labarum avec les trois disques alignés. Le Chrisme surmonte la hampe. (Wikimedia Commons).
Il est important de noter que ces anciens sceaux, datés du milieu du XIIe siècle, appelés « boules » ou bulles, sont façonnés en argent ou en plomb et comportent deux faces.
DESCRIPTION DU SCEAU AUX DEUX CAVALIERS
Sur une des faces, sont représentés les fameux cavaliers sur une même monture qui évoquent le rôle militaire de l’ordre. L’inscription SIGILLVM . MILITVM . XPISTI. Peut être traduite par « Sceau de la milice du Christ ».

Reproduction – Sceau de Grand maître de l’ordre du Temple. Avers : deux chevaliers montant le même cheval. Portant l’inscription : SIGILLVM . MILITVM . XPISTI. Traduction : Sceau de la milice du Christ. © Polette Source : fr.numista.com
Les Gémeaux se partagent un même cheval.
LE DÔME DU TEMPLE
Sur la seconde face est figuré le dôme du Temple du Seigneur et symbolise la vocation religieuse de l’ordre. Il porte l’inscription suivante : DE TEMPLO . CRISTI. Dont la traduction est : « Du Temple du Christ ».

Reproduction – Sceau de Grand maître de l’ordre du Temple. Revers : Dôme du Rocher, sanctuaire sur le mont du Temple à Jérusalem-Est. Portant l’inscription : DE TEMPLO . CRISTI. Traduction : Du temple du Christ. © Polette Source : fr.numista.com
Ce sceau évoque le lieu d’installation des Templiers à Jérusalem, l’esplanade du Temple de Jérusalem. Sur le sceau figure un édifice musulman qui domine l’esplanade du Temple : le Dôme du Rocher.

Le dôme du Rocher, Jérusalem. (Wikimedia Commons).
LE TEMPLE DE SALOMON
Le dôme du Rocher a été édifié sur l’emplacement de l’ancien Temple de Salomon. Ce dernier est un lieu de culte dédié au Dieu Yahweh, construit par les israélites pour abriter l’Arche d’alliance. Ce premier Temple est édifié au Xe siècle av. J.-C. par le roi Salomon et détruit lors du siège de Jérusalem par l’armée babylonienne de Nabuchodonosor II en 586 av. J.-C.
Le second Temple est reconstruit soixante-dix ans plus tard, au départ avec l’aide de Zorobabel de -536 à -417. Il est agrandi par Hérode au Ier siècle avant notre ère.
Le Temple de Jérusalem est à nouveau détruit par les Romains en 70 ap. J.-C. au cours de la première guerre judéo-romaine.

Arc de triomphe de Titus (Rome). Prisonniers juifs portant la Menorah et les trompettes du temple de Jérusalem. À noter que l’Arche d’Alliance ne figure pas parmi le butin. (Wikimedia Commons).
LA PRISE DE JÉRUSALEM
Après la conquête de Jérusalem en 1099, le dôme du Rocher a été donné à des chanoines de saint Augustin, qui le transformèrent en église tandis que la mosquée al-Aqsa était convertie en palais royal. Les Templiers pensaient que le dôme du Rocher était l’ancien site du Temple de Salomon. Un peu plus tard, ils ont établi leur quartier général dans la mosquée Al-Aqsa qui se trouve à côté.

Vue d’artiste du XIXe siècle de la prise de Jérusalem par les Croisés :
- Le Saint-Sépulcre
- Le dôme du Rocher, avant qu’il ne devienne le Templum Domini
- Les remparts de la ville.
LE CENTRE DU MONDE
Le Dôme du Rocher, appelé par les chrétiens Templum Domini « Temple du Seigneur », abrite une grande pierre appelée « Rocher de la Fondation ». Selon la tradition juive, ce rocher figure le mont Moriah, sur lequel Abraham monta avec son fils Isaac afin de l’offrir à Dieu en holocauste. Selon la tradition musulmane, c’est de ce même rocher que le prophète Mahomet serait monté au Paradis à sa mort.

Le Rocher de la Fondation à l’intérieur de l’édifice. (Wikimedia Commons).
LE PUITS DES ÂMES
Le Rocher de la Fondation est la pierre d’assise du Saint des saints des temples de Jérusalem successifs. Cette pierre est considérée comme un omphalos, un centre du monde, point de jonction spirituel entre le ciel et la terre. Ce Rocher est également connu sous le nom de Pierre percée car une petite cavité au sud-est permettrait d’accéder au puits des Âmes.

Vue de la grotte le Puits des âmes, gravure de 1880. (Wikimedia Commons).
L’ARCHE D’ALLIANCE
Le puits des Âmes ou la grotte des Esprits est une grotte en partie artificielle située dans le rocher de la Fondation. Le nom vient d’une ancienne croyance islamique du Moyen Âge disant que les âmes séjournaient dans cet endroit jusqu’au Jugement dernier. Ce lieu serait l’endroit qui aurait servi de dépôt à l’Arche de l’Alliance.

Moïse et Josué s’inclinant devant l’Arche, par James Tissot, vers 1900. (Wikimedia Commons).
LES GARDIENS DU TEMPLE
Les Templiers sont non seulement considérés comme les gardiens du Graal. On les soupçonne d’avoir fait des fouilles discrètes sous le Temple de Salomon et qu’ils ont retrouvé l’Arche d’Alliance et l’on dès lors ramenée en France. L’Arche est représentée sur le portail Nord de Chartres, portail dit des initiés. Sur une colonnette sculptée en relief, l’image du transport de l’Arche par un couple de bœufs, avec la légende Archa cederis. Arche d’Alliance s’écrit en latin Arca Federis. On peut avancer l’hypothèse d’une erreur d’orthographe portant sur une lettre (Cederis pour Federis). La deuxième colonnette montre également l’Arche qu’un homme recouvre avec un voile, près d’un tas de cadavres parmi lesquels on distingue un chevalier en cotte de maille. La seconde légende est plus longue : Hic amititur Archa cederis ( on laisse partir l’Arche d’Alliance).
Portail Nord de Chartres portant l’image du transport de l’Arche d’Alliance. Source : mysteriesexplored.com
L’ÉTOILE HERMÉTIQUE
On peut distinguer sur le sceau des deux cavaliers un autre détail. Les deux chevaliers portent sur leur écu une sorte d’étoile qui a été interprétée comme étant de raies d’escarboucles. Ces dernières figurent sur plusieurs sceaux templiers, à la place de la croix. Les rais d’escarboucle évoquent le rayonnement solaire, symbolisant le Christ.
Écu des Gémeaux sur la façade occidentale de la cathédrale de Chartres. Source : perceval.over-blog.net
Les Gémeaux se partagent un même écu à huit rayons.
En héraldique, les rais d’escarboucle indiquent une couleur, le rouge. L’escarboucle est l’ancien nom de pierres précieuses de couleur rouge, tel que le grenat ou le rubis. La pierre rouge devient un symbole alchimique.
LA PIERRE PHILOSOPHALE
Ainsi le rubedo (œuvre au rouge) désigne en alchimie la dernière phase du Grand œuvre, après le nigredo (œuvre au noir) et l’albédo (œuvre au blanc) : c’est l’achèvement définitif des transmutations chimiques, qui culmine avec la fabrication de la pierre philosophale des alchimistes, non seulement capable de convertir des métaux vils en or, mais de faire accéder celui qui la possède à l’éternelle jeunesse et la connaissance de toutes choses. Les Templiers étaient porteur des trois couleurs chères aux alchimistes : le noir, le blanc et le rouge. Manteau blanc ou noir, croix vermeille. L’étendard de l’ordre, le gonfanon baucent arborait les mêmes éléments.

Trois oiseaux dans une fiole, S. Trismosin, Splendor solis, Londres, XVIème siècle. Source : Alexander Roob, Alchimie&Mystique, Éditions Taschen, 2009.
Le rouge étant considéré par les alchimistes comme la couleur intermédiaire entre le blanc et le noir, entre la lumière et les ténèbres, le rubedo représente donc la réunion des contraires.
L’escarboucle est une pierre précieuse de couleur grenat, censée briller dans les ténèbres. Le nom est emprunté au latin carbunculus « petit charbon ».
Elle surpasse toutes les pierres les plus ardentes, jette des rayons tel qu’un charbon allumé, dont les ténèbres ne peuvent venir à bout d’éteindre la lumière[1].
Voir également Nicolas Flamel et l’alchimie
VOUIVRES ET DRAGONS
Elle devient l’œil unique et rougeoyant, la Pierre du Dragon, que portent au milieu du front dragons et vouivres. Ces dernières sont les femmes-serpents des traditions populaires dont la plus célèbre est Mélusine.
Gravure représentant une scène de la légende de Mélusine. Bridgeman Images
Un sujet tellement vaste ne peut être qu’effleuré tellement ces femmes-serpents ont imprégné la Mythologie française pour reprendre le titre de l’ouvrage d’Henri Dontenville.
L’OEUF DE SERPENT DES DRUIDES
La vouivre et son escarboucle en forme de diamant s’avère une descendante des Gorgones. Les Gorgones sont, dans la mythologie grecque, des créatures fantastiques malfaisantes dont le regard a le pouvoir de pétrifier ceux qui les regardent.

Antéfixe ornée d’une tête de Méduse. IVe siècle av. J.-C. Île de Paphos. (Wikimedia Commons).
Dans le folklore occidental, par exemple en Sologne, des serpents se rassemblent pour travailler ensemble à la confection d’un gros diamant.
Chacun dégorge une espèce de liqueur très brillante qu’il a sous la langue. Les deux plus habiles reçoivent cette liqueur qui se congèle. Ils la pétrissent et, la besogne faite, chaque animal se traîne sur le diamant qu’il polit par frottement de son corps et se retire dans l’étang.
Ce récit n’est qu’une version moderne d’une croyance déjà rapportée par Pline, celle de la confection de l’œuf de serpent des druides, renommé pour ses vertus merveilleuses.
Pour plus de détails, voir SAISON 3 ANNEXE 12 L’œuf de serpent des druides
Cet œuf aux mille feux représente le regard, l’escarboucle brillante sert à la vouivre à fasciner ses proies, comme les yeux de Méduse pétrifiaient ceux dont le regard croisait le sien[2].
INTERPRÉTATIONS DU SCEAU AUX DEUX CAVALIERS
Plusieurs interprétations ont été données pour expliquer cette étrange figure.

Reproduction d’un sceau templier lors d’une exposition à Prague. (Wikimedia Commons).
Selon un chroniqueur du XIIIe siècle, Barthélemy de Cotton, les deux cavaliers montés sur un même cheval symboliseraient la pauvreté originelle de l’ordre du Temple. Une telle pauvreté qui n’aurait permis de fournir qu’un seul cheval pour chaque chevalier du Temple. Il s’agit bien évidemment d’un symbole puisque dans la pratique il est impossible de mener une guerre avec deux chevaliers en armure se partageant un seul cheval.
Cette représentation pourrait également signifier la solidarité et l’humilité dont les frères devaient faire preuve. D’ailleurs la règle leur conseillait de manger à deux dans la même écuelle et de boire à deux dans le même verre.
LES CAVALIERS DE L’APOCALYPSE
Une troisième hypothèse a été avancée dans le sermon aux frères du temple de Guillaume de Tyr, autre auteur du XIIIe siècle. Il compare les quatre cavaliers de l’Apocalypse de Jean aux grands ordres militaires combattant en Terre sainte.

Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse (de gauche à droite) : Mort, Famine, Guerre et Conquête dans un tableau de 1887 par Viktor Vasnetsov. L’Agneau est visible au sommet. (Wikimedia Commons).
La robe de leur monture correspondant à la couleur de leur croix, la couleur du cheval, bai, roux, donc rouge, représente l’ordre du Temple.
Dans la légende des quatre fils Aymon, très en vogue dès le milieu du XIIe siècle, seul le cheval bai, appelé Bayard, était capable de porter le poids de deux cavaliers comme on le voit sur le célèbre sceau des Templiers.
À la fin de la légende, l’un des quatre fils Aymon, le chevalier Renaud chevauche Bayard en compagnie de Maugis, entré dans les ordres.
Tous deux, à la tête d’une troupe de croisés, partent reconquérir Jérusalem. Les deux cavaliers sur un même cheval représenteraient donc l’union de celui qui prie, Maugis, avec celui qui combat, Renaud. Un symbole de la dualité des Templiers, l’essence même du Temple, la fusion entre l’ordre militaire et l’ordre religieux dont l’émanation ultime est le moine-soldat.
D’autres auteurs y ont vu une allusion à l’homosexualité des Templiers, un des nombreux griefs à leur encontre durant leur procès.
Cependant il s’agit d’explications d’ordre exotérique. Et s’il y avait autre chose ?
Ce sceau mystérieux offre plusieurs niveaux de lecture, d’abord astronomique ensuite mythologique.
Car ce sceau aux deux cavaliers fait appel à une antique Religion des Étoiles…
LA RELIGION DE ÉTOILES
Des bribes de cette antique religion stellaire existe en Mésopotamie, en Égypte, en Grèce pour ne citer que les plus évidents, mais on en trouve des traces jusque dans le Christianisme ou l’Amérique précolombienne.
Cependant, seul le druidisme a préservé la trame originelle de cette religion intacte. Une religion basée sur l’affrontement cyclique entre deux frères jumeaux. Dans un éternel duel, les deux frères se succèdent l’un à l’autre, dans un cycle infini, sur le trône pour partager la royauté avec la Grande Déesse.

Les jumeaux qui se partagent le calendrier sous forme de roue. Fourreau d’épée en bronze, Hallstatt, vers 400 av. J.-C. © Naturhistorisches Museum Wien (Source phm)
Les Gémeaux ne se partagent pas uniquement le même cheval ou le même écu, ils se partagent également le calendrier sous la forme d’une roue à huit rayons comportant huit fêtes celtiques. Quatre fêtes solaires, les équinoxes et les solstices. Quatre fêtes lunaires : Imbolc, Beltaine, Lugnasad et Samain (Samonios en gaulois).
Pour bien comprendre, il faut tout d’abord expliquer cette religion stellaire à travers le chaudron de Gundestrup, le seul objet au monde à avoir conservé le mythe des jumeaux inaltéré.
Il suffit de lever les yeux vers le ciel étoilé…
Pour de plus amples informations concernant cette Religion des Étoiles, voir SAISON 4 ÉPISODE 1 L Religion des Étoiles des druides
CE QUE DIT LE CIEL ÉTOILÉ
Deux constellations — Orion et Ophiuchus — apparaissent dans le mythe fondateur du druidisme sous la forme de deux jumeaux divins qui règnent chacun sur une partie de l’année. L’un lors de la saison claire (printemps-été) l’autre sur la saison sombre (automne- hiver). Le Chaudron de Gundestrup dévoile dans son iconographie leur rivalité pour la royauté suprême et montre ces personnages lors de leurs exploits ou lors d’événements importants, souvent astronomiques, qui jalonnent leur existence. Le mythe de ces deux jumeaux se termine de façon tragique par un meurtre rituel de l’un ou de l’autre qui se renouvelle pourtant dans un cycle sans fin, de vie, de mort et de résurrection.
Orion et Ophiuchus dans leur position antagoniste sur une carte du ciel.

Orion et Ophiuchus dans leur position antagoniste sur une carte du ciel. Axe Orion Ophiuchus. Orion et Ophiuchus forment la paire de Dioscures des Gaulois. Ce sont eux que l’on retrouve en vedette sur le chaudron de Gundestrup. D’après la carte du ciel de l’Association Française d’Astronomie, 2001.
ORION ET OPHIUCHUS
Deux figures divines se distinguent particulièrement sur le chaudron de Gundestrup : Orion et Ophiuchus.
Les deux jumeaux se partagent à tour de rôle le privilège de siéger en tant que roi du ciel au coté de la grande Déesse qui est l’incarnation de la royauté.

Le triangle Orion-Ophiuchus-Vierge (Virgo). Source : Carte du ciel Sirius ©Freemedia, Bern.
Le ciel étoilé indique clairement que les deux jumeaux divins forment un trio avec la Grande Déesse. C’est également le cas sur une plaque du chaudron de Gundestrup.

La Grande Déesse et les Dioscures celtes à l’âge adulte, à gauche Orion, à droite Ophiuchus et au centre la Vierge céleste. Chaudron de Gundestrup, Ier siècle av. J.-C., Argent doré, © Copenhague, Nationalmuseet
Dans le mythe qui défile à travers les images du chaudron de Gundestrup, Orion et Ophiuchus interprètent le rôle des Dioscures.
Pour en apprendre davantage sur les Dioscures, voir SAISON 3 ÉPISODE 12 Les Dioscures
UN CHEVAL AILÉ
Or Orion et Ophiuchus ne se disputent pas uniquement la primauté sur les cieux, mais également la mainmise sur quelques autres constellations comme la constellation du cheval. Cette dispute entre les deux jumeaux divins ressemble à une partie d’échec gigantesque qui couvre tout le ciel étoilé.

Le triangle Orion-Ophiuchus-Pégase (Pegasus). Source : Carte du ciel Sirius ©Freemedia, Bern.
Orion et Ophiuchus se partagent la constellation du Cheval qui est appelée dans la nomenclature astronomique Pégase (Pegasus). Or ce cheval offre une particularité surprenante pour un équidé : c’est un cheval ailé.

Pegasus dans une édition des Aratea de Germanicus d’époque carolingienne (ca. 830-840), ms. Voss. lat. Q 79 de Leyde. (Wikimedia Commons).
UN DEUXIÈME CHEVAL
Cependant les Dioscures sont traditionnellement représentés dans l’iconographie gréco-romaine avec chacun son cheval. Ce qui ne pose aucune difficulté puisqu’il y a deux chevaux dans le ciel étoilé, bien que le deuxième soit peu visible et est toujours représenté en retrait.

Pégase dans l’Uranias’s Mirror, 1824. (Wikimedia Commons).
Pour une lecture plus aisée, l’image a été retournée, mais indique clairement qu’il y a deux chevaux dans le ciel étoilé : Pégase (Pegasus) et la constellation du Petit Cheval (Equuleus). Ce qui permet aux deux Dioscures d’avoir chacun son propre cheval.

Didrachme de Bruttium (215-213 av. J.-C.) avec les Dioscures.
Le ciel étoilé permet donc une lecture à deux niveaux, en premier les Dioscures montant un seul cheval avec le triangle Orion-Ophiuchus-Pégase. En deuxième, les Dioscures avec chacun son propre cheval : Orion-Ophiuchus-Pégase-Petit Cheval.
L’Antiquité classique à retenu la dernière version. Tandis que l’iconographie des Templiers a repris la première version.
Il y a un autre problème à résoudre puisque les Dioscures ne sont pas connus pour avoir un lien particulier avec Pégase, le cheval ailé. Et pourtant ils volent dans les airs…
DES CAVALIERS
Les Dioscures sont des cavaliers, ce qui les rends reconnaissables entre toutes les divinités de l’Antiquité. Les Dioscures grecs sont souvent représentés à cheval.

Plaque votive avec Dioscures et Artémis, trouvée à Demir Kapiya, Macédoine, IIe – IIIe siècle. (Wikimedia Commons).
DES CHEVAUX QUI VOLENT DANS LES AIRS
Cependant les chevaux des Dioscures ont une caractéristique extraordinaire puisqu’ils peuvent galoper dans les airs. Et pourtant ils n’ont pas d’ailes…

Relief votif avec apparition des Dioscures. Dans la partie supérieure, les Dioscures galopent au-dessus d’une Victoire en vol. Marbre, IIe siècle av. J.-C., Larissa (Thessalie). Musée du Louvre. (Wikimedia Commons).
INFLUENCES PAÏENNES
Les Templiers ont-ils puisé leur savoir directement dans le corpus religieux des druides. Ce n’est pas certain puisque la Religion des Étoiles a marqué de son empreinte les croyances de nombreuses civilisations. Donc l’ésotérisme templier peut avoir des origines diverses. Les Templiers ont rencontré en Orient de nombreuses croyances , sectes chrétiennes ou gnostiques. Par exemple les mandéens qui pensent, à l’inverse des chrétiens, que Jean-Baptiste est le Christ et Jésus un prophète parmi d’autres.
Comme influence des Templiers, on peut également citer Bernard de Clairvaux, devenu par la suite saint Bernard, grande figure de l’Église chrétienne qui soutient la création de l’Ordre des Templiers, dont il a rédigé les statuts en 1128.

Saint Bernard, abbé de Clairvaux, donnant leurs règles aux Templiers. Bibliothèque des Arts Décoratifs, Paris, France. Source : Bridgeman Images
On a vu en lui l’héritier d’une antique tradition remontant aux druides et il aurait transmis ses connaissances aux Templiers. Ce précieux savoir lui aurait été enseigné par l’évêque Malachie Ua Morgair, un mystique irlandais, de culture celtique, venu mourir dans les bras de saint Bernard à Clairvaux en 1148.
Lettrine du XIIe siècle représentant Bernard de Clairvaux. (Wikimedia Commons).
On prête à saint Malachie les fameuses Prophéties des papes, texte ésotérique en latin, de type prophétique, qui annoncent de manière codée, rien de moins que la succession des papes à venir, ainsi que la fin du monde…
LA DÉESSE MÈRE
Saint Bernard, chantre de l’orthodoxie dogmatique, a cependant été un grand pourfendeur d’hérésies, il s’est notamment illustré contre les Cathares.
Et pourtant ! Bernard de Clairvaux à été à l’origine du culte de Notre-Dame-du-Chêne dans la forêt surplombant la petite ville de Bar-sur-Seine. La légende raconte qu’il y découvrit une petite sculpture de bois représentant une pietà. Une bien étrange statuette de la Vierge, dont le visage est finement sculpté tandis que le Christ n’est figuré que grossièrement et l’on peut voir dans ce corps aux formes vagues des têtes d’animaux forestiers. Christianisation d’un ancien sanctuaire païen dédié à la déesse-mère, Maitresse des animaux. Pendant féminin du dieu celtique aux bois de cerfs, Cernunnos.

Maîtresse des animaux ailée flanquée de deux lions et tenant deux lièvres par les pattes, elle est surmontée d’un rapace qu’encadrent deux lions et deux serpents. Hydrie de Grächwil, datant du VIe siècle avant J.-C. (Wikimedia Commons).
Voir également SAISON 3 ÉPISODE 3 Cernunnos
UN ÊTRE DIVIN ET UN HOMME SAUVAGE
Toutefois ce sont les Dioscures indiens, les Ashvins, dont le nom signifie « dresseur de chevaux » ou « cavalier », qui apportent une précision importante sur un aspect déterminant des Dioscures. Puisque l’un est le fils d’un dieu tandis que l’autre est le fils d’un homme et porte parfois le nom d’un animal[3].Ainsi le premier est appelé Sahadeva ce qui signifie « semblable aux dieux » et le second porte le nom de Nakula qui signifie « mangouste ». Ce couple existe aussi dans le druidisme avec Orion qui est représenté sous forme humaine semblable aux dieux et Cernunnos qui est le Maitre des animaux et qui porte des bois de cerf. Le divin et l’animal. En Mésopotamie, le héros Gilgamesh est un dieu aux trois-quarts tandis que son compagnon d’aventures Enkidou est au départ un homme sauvage vivant dans la steppe parmi les gazelles.
ORION ET OPHIUCHUS DANS LE CHRISTIANISME
Ce couple dioscurique existe également dans le Christianisme avec Jésus « le fils de Dieu » et Jean le Baptiste qui vit à l’écart dans le désert :
Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. (Matthieu 3.4).

La Transfiguration de Jésus Christ, Raphaël (1483–1520), musées du Vatican.

Saint Jean-Baptiste, vivant dans le désert et vêtu d’une peau de bête. Chapelle Saint-Jean-Baptiste à Château-Arnoux/Saint-Auban.
Encore une fois l’être divin et l’homme sauvage.
Il n’y a pas forcément une influence d’une tradition sur l’autre, simplement un recours à un répertoire d’images ou de concepts, commun à toutes les civilisations dans lesquels on peut puiser pour exprimer une idée ou forger un mythe. Ces images peuvent être facilement puisées dans les ciel étoilé et ses constellations. Il suffit de porter son regard vers le ciel nocturne et de comprendre les figures qui peuplent la voûte céleste. Un art qui s’est perdu…
Un autres exemple de la présence de la Religion des Étoiles dans la symbolique chrétienne. Le bœuf et l’âne de la crèche qui se penchent sur l’Enfant Jésus. Ils sont un rappel à la religion égyptienne. Ce sont les animaux symboles des dieux Osiris (Taureau) et Seth ( âne sauvage). Eux-mêmes des projections du duo Orion-Ophiuchus. Ou encore les trois étoiles qui forment le Baudrier d’Orion, Alnitak (ζ Ori), Mintaka (δ Ori) et Alnilam (ε Ori) également appelées « les trois rois » ou « les trois mages ».
LES ROIS DES SOLSTICES
Autre parallèle. Selon la tradition, Jésus est né le 24 décembre et Jean le 24 Juin. Orion est le roi du ciel d’hiver et Ophiuchus, le roi du ciel d’été. La Religion des Étoiles traverse le temps et les civilisations.
Les ressemblances entre Orion et Jésus ne s’arrêtent pas là, puisqu’ils ont en commun la résurrection.
Pour en apprendre davantage, voir SAISON 3 ANNEXE 11 La résurrection d’Orion
Parfois, Jésus est remplacé par saint Jean l’Évangéliste. Les deux saints chrétiens reproduisent la structure précédente. L’Évangéliste est fêté au solstice d’hiver tandis que le Baptiste est fêté au solstice d’été. Les deux Jean n’ont pas seulement un prénom commun, mais leur fête constitue une symétrie parfaite. Autre point, l’Agnus dei, l’agneau mystique, souvent représenté à coté de saint Jean Baptiste, mais également cité dans l’apocalypse attribuée à l’Évangéliste[4]. Or ces deux saints sont particulièrement révérés par les Templiers puisqu’un certain nombre de chapelles templière portent le nom de saint Jean.
Ainsi le sceau templier aux deux cavaliers est un rappel discret au culte des deux Jean et fait, à travers eux, une référence à l’antique Religion des Étoiles. Comme cette image a plusieurs niveaux de lectures, astronomique, mythologique, mais également pour les non-initiés un renvoi à une signification plus terre à terre avec une allusion aux pauvres chevaliers du Christ qui se partagent une même monture. L’un n’excluant pas l’autre.
LES DEUX JEAN
Pour mieux comprendre l’ésotérisme des Templiers, il faut étudier une œuvre extraordinaire : le retable d’Issenheim de Mathias Grünewald.

La Crucifixion du retable d’Issenheim de Mathias Grünewald. (Wikimedia Commons).
La croix au milieu de la composition du retable d’Issenheim se comporte comme une balance en équilibre avec dans chaque plateau un Jean différent. À la droite du Christ, Jean l’Évangéliste, à gauche Jean-le-Baptiste. L’Évangéliste est fêté au solstice d’hiver tandis que le Baptiste est fêté au solstice d’été. Les deux Jean se partageant l’année, l’un incarne le côté sombre (automne-hiver), l’autre le coté clair (printemps-été). Cet antagonisme des deux saints chrétiens reproduit la même structure que les divinités antiques au sein de la Religion des Étoiles. En effet les Constellations Orion et Ophiuchus forment un couple de jumeaux qui s’affrontent pour régner en alternance au côté de la déesse sur une partie de l’année. Toutes les religions de l’Antiquité ont reproduit ce schéma dès les époques les plus anciennes. Souvent les vicissitudes de l’Histoire ont effacé cet équilibre parfait entre les deux divinités au point de le rendre méconnaissable, mais une étude approfondie des différentes religions permet de retrouver ce système d’une antiquité remarquable dont les premières traces remontent à plus de 10 000 ans.
Pour en savoir davantage, voir Découverte sensationnelle d’un bas-relief vieux de 11000 ans en Turquie
LES TÉMOINS DE LA CRUCIFIXION
Le panneau central du retable d’Issenheim offre une vision tétanisante de la Crucifixion. Située dans une ambiance crépusculaire, les silhouettes rouges ou blanches des protagonistes ressortent avec une intensité accrue. Le Christ en croix domine la scène, accentuée par sa taille disproportionnée par rapport aux autres personnages.
Voir le déchiffrement complet du retable de Mathias Grünewald, voir Le Retable d’Issenheim
LA MÈRE DU CHRIST ET L’ÉVANGÉLISTE
Conformément aux textes des évangiles, Marie, à droite du Christ, est soutenue par Jean l’Évangéliste. Marie-Madeleine est au pied de la croix. À côté d’elle est représenté un vase de nard qui servira à embaumer le corps du Christ après sa mort. Marie-Madeleine et Jean figurent parmi les tout premiers témoins du tombeau vide le jour de Pâques.
L’AGNEAU DE DIEU ET LE GRAAL
À gauche de la croix, saint Jean-Baptiste est accompagné de l’agneau, symbolisant le Christ « l’agneau de Dieu » qui doit se sacrifier pour racheter les péchés des hommes. Jean-Baptiste est le précurseur du Christ. Petit cousin de Jésus, il baptise le Christ. La présence de Jean-Baptiste est un anachronisme puisqu’il a été décapité en l’an 29 sur les ordres d’Hérode Antipas, à la demande d’Hérodiade et de sa fille Salomé. C’est à dire avant la crucifixion de Jésus qui est daté de l’an 33. Il faudra revenir plus longuement sur le culte des têtes coupées pratiqué par les Templiers.
En attendant, voir l’implication mythologique d’une telle pratique dans SAISON 2 ANNEXE 23 Celtes : des coupeurs de têtes

La Tête de saint Jean-Baptiste, Tableau peint en 1507 par Andrea Solari. Il représente la tête de Jean le Baptiste, tranchée et disposée dans une coupe. Musée du Louvre. (Wikimedia Commons).
On peut également noter la présence de la coupe dans laquelle coule le sang de l’agneau de dieu. Une figuration du Saint Graal contenant le sang de Jésus-Christ, recueilli par Joseph d’Arimathie quand le Christ est descendu de la Croix.

L’agneau de Dieu. Matthias Grünewald, Retable d’Issenheim, maître-autel de l’église des Antonins. Huile sur bois, 1512-1516. Musée Unterlinden, Colmar, France. Bridgeman Images
Le Graal est un objet mythique de la légende arthurienne, objet de la quête des chevaliers de la Table ronde.

Apparition du Graal. Enluminure du Lancelot en prose, Évrard d’Espinques, BNF FR.116, f.610v. (vers 1475).(Wikimedia Commons).
D’après les textes du Moyen Âge, le Graal peut prendre différentes formes, avec entre autres, un calice, une pierre tombée du ciel et même dans sa version galloise…une tête coupée !!!
Voir à ce propos les différents aspects du Graal, SAISON 2 ANNEXE 13 Le Graal
Wolfram von Eschenbach dans son roman Parzival fait référence aux Chevaliers du Graal sous l’appellation de « Templeisen », ce qui a conduit certains auteurs à conclure que les Templiers ont peut-être été les Gardiens du Saint Graal pendant un certain temps. On peut noter que dans Parzival, Wolfram von Eschenbach a choisi de représenter le Graal sous la forme d’une pierre qu’une troupe d’anges avait déposé sur terre.
LA VIERGE ET LES DEUX JEAN
Sur le tableau de Grünewald se retrouve le trio qui figure sur la carte du ciel, soit Orion, Ophiuchus et la Vierge (Virgo) ce qui dans un contexte chrétien se traduit par le duo Jean l’Évangéliste, Jean le Baptiste et la Sainte Vierge, Mère de Dieu. On peut signaler que nombreux lieux de cultes templiers sont dédiés aux personnages représentés par Grünewald. Nombres de chapelles templières portaient le nom de Saint Jean et ce dès le début de l’ordre. Les Templiers ont également consacré un grand nombre de leurs églises à Marie-Madeleine et à la Vierge Marie sous l’appellation Notre-Dame. Et pourtant une énigme demeure, les Templiers, tout en se prétendant chrétiens, ont été accusé de renier le Christ et de cracher sur la croix. De nombreux témoignages sont concordant et cette pratique étrange ne peut être mise en doute.
C’est ce qui les a mené au bûcher…

Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay sur le bûcher, miniature du Maître de Virgile. Grandes Chroniques de France, vers 1380 BL, Royal MS 20 C vii, f.48r. (Wikimedia Commons).
ANNEXE 1
Pour être tout à fait complet, plusieurs auteurs ont signalé un lien entre le culte de Janus, au nom très proche de celui de Jean, et la fête de la Saint-Jean d’hiver et d’été. Janus est le dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes. Il est bifrons (« à deux visages ») et représenté avec une face tournée vers le passé, l’autre vers l’avenir.

Buste romain de Janus, Musée du Vatican. (Wikimedia Commons).
Or Janus est fêté le 1er janvier. Son mois, Januarius (« janvier »), marque le commencement de la fin de l’année dans le calendrier romain. Donc aucun rapport avec les fêtes solsticiales des deux Jean. De plus, le sceau templier montre bien deux personnes distinctes sur le cheval et non un personnage avec deux visages. Le lien entre les deux Jean et le duo Orion-Ophiuchus qui règnent chacun sur une partie de l’année semble plus pertinent.
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BIBLIOGRAPHIE :
John Charpentier, L’Ordre des Templiers, Éditions Tallandier, 2021.
Louis Charpentier, Les mystères templiers, Éditions Robert Laffont, 1967.
Alain Demurger, Les templiers, Une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Éditions du Seuil, 2014.
Gérard de Sède, Les Templiers sont parmi nous, L’énigme de Gisors et le secret du Temple, Éditions J’ai lu, 2012.
Patrick Huchet, Les Templiers, De la gloire à la tragédie, Éditions Ouest-France, Rennes, 2002.
Michel Lamy, Les Templiers, Leurs mœurs, leurs rites, leurs secrets, Éditions Aubéron, 1994.
Thierry Leroy, Les Templiers, Légendes et histoire, Éditions Imago, Paris, 2007, 2008.
Thierry P.F. Leroy, Album secret des Templiers, Éditions Ouest-France, Rennes, 2020.
Jean Markale, Gisors et l’énigme des Templiers, Éditions Pygmalion/Gérard Watelet, Paris, 1986.
Régine Pernoud, Les Templiers, Presses Universitaires de France, 2018.
Régine Pernoud, Les Templiers, Chevaliers du Christ, Éditions Gallimard, 1996.
Histoire au Point, Les derniers secrets des Templiers, Bonnier Publications International, 2024.
SOURCES :
NOTES :
[1] Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, Robert Laffont/Jupiter, Paris, 1982.
[2] Jacques Bril, La mère obscure, Éditions L’Esprit du Temps, 1998.
[3] Bernard Sergent, Genèse de l’Inde, Éditions Payot& Rivages, Paris, 1997, p.257.
[4] Ce qui est peu probable historiquement, mais les gens du Moyen Âge, dont les Templiers, y croyaient.
TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS) TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS)TEMPLIERS (SCEAU AUX DEUX CAVALIERS)
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