LES ÎLES AU NORD DU MONDE
LES DRUIDES SAISON 1 ANNEXE 42
D’après les druides eux-mêmes, le druidisme tire son origine des mystérieuses Îles du Nord du Monde.
Les Tuatha Dé Danann étaient dans les Îles du Nord du Monde, apprenant la science et la magie, le druidisme, la sagesse et l’art[1].
Ainsi d’près les textes mythologiques irlandais, les Tuatha Dé Danann (« Gens de la Déesse Dana »), les anciens dieux de l’Irlande préchrétienne, se sont fait initier au druidisme dans les Îles du Nord du Monde.
DES ÎLES MYSTÉRIEUSES
Chacune de ces îles est dirigée par un druide primordial. C’est là que les Tuatha Dé Danann ont été initiés au druidisme. Ces îles mystérieuses symbolisent aussi l’Autre Monde des Celtes. De chacune de ces îles sacrées provient un Talisman.

Un monde englouti. Partie visible du cromlech d’Er Lannic© A. Lamoureux-Golfe du Morbihan Vannes Tourisme.
L’ÎLE DE FALIAS
De Failias fut apportée la Pierre Fál qui est à Tara et qui criait sous chaque roi qui s’emparait de l’Irlande[2].
Falias est dirigée par le druide Morfesa, c’est de cette île qu’est originaire le talisman nommé Pierre de Fal (Lia Fail), symbole de la souveraineté et placé à Tara lors de l’arrivée des tuatha Dé Danann en Irlande. Si un homme est digne de la royauté suprême, la Pierre se met à crier lorsqu’il s’assoit dessus. La pierre de Fál (dont la signification est « souveraineté ») est un omphalos, une pierre centrale, symbole du centre du monde. Ainsi la pierre de Fál indique le centre politique et religieux de l’Irlande. L’omphalos était généralement matérialisé sous l’apparence d’une pierre sacrée, un bétyle. Le nom du druide est un composé en *maro-vissu qui signifie « Grand Savoir ».
L’ÎLE DE GORIAS
C’est de Gorias que fut apportée la lance de Lug. Aucun assaut ne put jamais être soutenu contre elle ni contre celui qui la tenait[3].
Gorias est dirigée par le druide Esras, de là vient la Lance de Lug. Le nom de l’île est le même mot que l’irlandais gor « feu ». Esras, dont le nom signifierait « moyen (d’agir) ».
La lance de Lug est un objet dangereux dont on ne peut neutraliser la chaleur qu’en la plongeant dans un chaudron.
D’après le récit de la Mort des Enfants de Tuirenn, la lance avait un pouvoir si destructeur qu’il fallait toujours tremper sa pointe dans un chaudron pour éviter que la ville où elle se trouvait ne s’embrasât[4].
C’est également une lance qui foudroie et qui revient vers son propriétaire comme un boomerang.
Mort est celui dont elle verse le sang ; sa valeur est telle qu’elle ne frappe pas par erreur si on lui dit ibar. Mais si on lui dit athibar, elle revient en arrière jusqu’à la main de celui qui l’a lancée[5].
La lance symbolise également l’axe du monde (axis mundi), axe autour duquel tourne le monde.
L’ÎLE DE FINDIAS
De Findias fut apporté le glaive de Nuada : personne ne lui échappait ; quand on le tirait du fourreau de la Bodb personne ne lui résistait[6].
Findias est dirigée par le druide Uiscias, de là vient l’Épée du roi Nuada. Le nom de l’île signifie « blanche » (du celtique *vindo). Le nom du druide est en rapport avec l’eau (Uiscias, celtique *isca).
L’épée de Nuada luisait en permanence d’une lueur blanche, ce qui lui valut le nom de Claíomh Solais (« Épée de Lumière » en gaélique).
Cette épée est souvent identifiée à Excalibur, l’épée magique ayant appartenu au roi Arthur.
L’ÎLE DE MURIAS
De Murias fut apporté le chaudron de Dagda : aucune compagnie ne la quittait insatisfaite[7].
Murias est dirigée par le druide Semias, c’est de cette île que proviennent les talismans du Dagda : le chaudron d’immortalité et la massue de vie et mort. Le Chaudron qui ne se vide jamais, représente l’abondance se retrouve sous la forme du Graal dans le légendaire arthurien. La Massue tue par un bout et ressuscite par l’autre. Le nom de l’île est en rapport avec la mer (du vieil irlandais muir et du celtique *mori). Le nom du druide signifie « subtil ».
Le chaudron celtique est le prototype archétypal du Graal arthurien qui s’est transformé au fil des récits en coupe dans laquelle est recueilli le sang du Christ lors de la crucifixion.
Pour en savoir davantage, voir SAISON 1 ANNEXE 13 Les chaudrons celtiques
UNE TERRE SACRÉE
Ces quatre talismans font partis des objets sacrés que l’on trouve dans un sanctuaire druidique.
Pour en savoir davantage, voir SAISON 2 ANNEXE 24 Le sanctuaire des druides
Pour une localisation possible de ces îles mystérieuses, voir SAISON 1 ÉPISODE 15 L’origine du druidisme
Ainsi que SAISON 1 ANNEXE 23 Les druides et l’Atlantide
Pour en apprendre davantage sur ces mystérieux Talismans druidiques, voir DRUIDES (4 TALISMANS)
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ACCUEIL
SOURCES :
Textes mythologiques irlandais, Traduction Christian-J. Guyonvarc’h, Volume I, Ogam-Celticum, Rennes, 1980.
Françoise Leroux, Christian J. Guyonvarc’h, Les Druides, Éditions Ouest-France, Rennes, 1986.
Îles au nord du Monde — Wikipédia
NOTES :
[1] Françoise Leroux, Christian J. Guyonvarc’h, Les Druides, Éditions Ouest-France, Rennes, 1986, p.312.
[2] Françoise Leroux, Christian J. Guyonvarc’h, Les Druides, Éditions Ouest-France, Rennes, 1986, p.312.
[3] Livre des Conquêtes d’Irlande, Ed. Macalister, 1938-1956, VII, 305.
[4] Ogam, XVI, p.244.
[5] Livre des Conquêtes, poème 66.
[6] Françoise Leroux, Christian J. Guyonvarc’h, Les Druides, Éditions Ouest-France, Rennes, 1986, p.312-313.
[7] Françoise Leroux, Christian J. Guyonvarc’h, Les Druides, Éditions Ouest-France, Rennes, 1986, p.313.
