LA GÉOGRAPHIE DE LA GAULE SELON CÉSAR
LES DRUIDES SAISON 1 ANNEXE 39
César donne au terme un sens géographique précis qui inclut la France actuelle, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse et la Rhénanie. D’après le conquérant la Gaule est divisée en trois partie l’Aquitaine, la Celtique et la Belgique.
Carte de la Gaule avant la Guerre des Gaules selon Gustav Droysen d’après les peuples définis par Jules César : les Belges (en orange), les Aquitains (en rouge), la Gaule celtique (en vert) et la Gaule narbonnaise (en jaune). (Source Wikipédia).
LES GAULOIS
Les Gaulois (en latin : Galli, en grec ancien : Γαλάται – Galátai) désignent l’ensemble des peuples protohistoriques vivant en Gaule, tel que défini par Jules César dans son récit de conquêtes militaires. Ce concept ethno-culturel, issu de la perspective romaine sur un espace européen encore mal connu des géographes antiques, est généralement utilisé pour désigner les peuples celtiques ayant occupé les territoires de la France, de la Suisse, de la Belgique actuelles, ainsi qu’une partie de l’Allemagne actuelle (comme la ville de Trèves, qui se trouve sur l’ancien territoire de la Gaule Belgique). Les peuples gaulois partagent plusieurs caractéristiques culturelles et linguistiques, notamment la culture matérielle de la civilisation celtique, à l’image du style culturel de La Tène. Linguistiquement, la majorité d’entre eux parlaient la langue gauloise, attestée par de nombreuses inscriptions, à l’exception des Aquitains qui constituaient un isolat linguistique parlant le proto-basque.
En plus de la désignation générale des Gaulois, il existait plusieurs sous-groupes culturels identifiés par les géographes et historiens antiques avant César : on peut citer les Ibères dans le Languedoc et les Ligures en Provence, qui, bien qu’appartenant à la civilisation celtique antique, avaient subi une forte hellénisation durant l’époque classique et hellénistique. À partir du IIe siècle av. J.-C., et surtout après la conquête des Gaules par Jules César, les Gaulois ont connu un processus rapide d’acculturation, favorisé par le commerce méditerranéen et leur soumission à l’État romain. Les marqueurs de la civilisation gauloise se sont donc progressivement estompés, ne subsistant que sous des formes limitées : la culture matérielle de La Tène a disparu au début du Ier siècle de notre ère, la langue celtique est restée pratiquée mais de manière marginale, se cantonnant à des textes religieux, des calendriers ou des dédicaces votives, tandis que le latin prenait de l’importance dans la région. Les panthéons gaulois ont partiellement survécu, souvent mêlés aux divinités grecques et romaines qui s’imposaient dans les cultes publics des cités gallo-romaines soumises à Rome et intégrées aux provinces des Gaules.
Les Gaulois, au sens strict, étaient constitués de nombreuses nations indépendantes et de confédérations parlant divers dialectes celtes. Ils se percevaient comme issus d’une même lignée, dont ils connaissaient la généalogie, et avaient conscience des similitudes qui les unissaient, semblable à l’identité grecque. Ces liens de filiation, qu’ils soient réels ou mythiques, engendraient parfois des obligations de solidarité, d’asile ou de soutien militaire occasionnel, accompagnées d’alliances circonstancielles. En raison de ces alliances et des équilibres géopolitiques, certains peuples gaulois se sont constitués en clientèle d’autres peuples plus puissants, formant des fédérations comme celles des Arvernes et des Éduens. Tous ces peuples étaient divisés en entités politiques plus ou moins définies, associées à des territoires fixes, préfigurant les civitates romaines de l’époque impériale. La plupart des peuples possédaient une capitale, un centre politique ou religieux, entourée de zones rurales abritant des communautés secondaires. Ces structures ont parfois perduré à l’époque romaine, sous la forme de pertica, subdivisées en pagus, correspondant en grande partie aux cantons français actuels.
En archéologie, les civilisations gauloises sont principalement rattachées à la civilisation celtique de La Tène, nom donné d’après un site découvert au bord du lac de Neuchâtel en Suisse. Cette civilisation s’est épanouie sur le continent durant le Second Âge du fer (Tène I) et a disparu en Irlande pendant le haut Moyen Âge (Tène IV).
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SOURCES :
Pour en savoir plus: Gaule — Wikipédia (wikipedia.org)

