

Quand on étudie les Celtes de l’indépendance, c’est-à-dire avant l’arrivée des Romains, deux choses peuvent tout d’abord surprendre puis irriter le chercheur. La première est l’absence totale d’écrits : pas de mythe fondateur, pas d’épopée guerrière, pas d’Histoire officielle, pas de contes ni de légendes, aucun texte écrit par les Celtes eux même. Toutes les informations sont fournies par les auteurs grecs et latins. La seconde chose est l’absence totale de représentation des dieux, pas de statues ni de bas-reliefs. Pourquoi ?
UN INTERDIT MAJEUR
Tout simplement parce que les druides ont interdit d’un côté l’usage de l’écriture et de l’autre la figuration des dieux. Ce sont ces deux interdits majeurs que nous allons étudier de plus près.
Commençons par l’absence d’iconographie concernant les divinités celtes. C’est un tabou puissant qui n’est tombé qu’après l’arrivée, puis l’occupation de la Gaule par les Romains.
DES STATUES DE GUERRIERS
Or, il existe des statues de l’époque celte, ce qui indique clairement que ce n’est pas un problème technique. Même si les canons esthétiques ne sont pas les même qu’en Grèce. Mais c’est bien d’un interdit religieux qu’il s’agit. Pourtant à la fin du premier âge de fer, du temps des princes hallstattiens, sous l’influence grandissante des mondes grec et étrusque, les Celtes démontrent qu’ils peuvent sculpter des stèles anthropomorphes d’une taille respectable. Mais ce ne sont jamais des dieux. Il s’agit plutôt des statues de guerriers grandeur nature, comme celle dite de Hirschlanden (Bade-Wurtemberg, Allemagne) qui se trouvait au sommet d’un tumulus dans lequel était inhumé un prince. Image symbolique du défunt, l’homme est représenté nu, coiffé d’un chapeau conique, équipé d’une ceinture auquel est suspendu un poignard, il porte également un torque autour du cou.
Polybe décrit de tels guerriers nus lors de la bataille de Télamon qui oppose les Romains aux Gaulois en 225 av. J.-C.
Non moins effrayants par leur seule apparence et par leurs cris étaient les guerriers nus alignés en avant, hommes d’une stature exceptionnelle et dans la pleine forme de leur âge ; outre qu’il n’y en avait point dans les premières compagnies, qui n’eût le corps et les bras ornés de colliers et de bracelets d’or[1].

Guerrier de Hirschlanden (Vers 550-500 av. J.-C.). Hauteur 152 cm mais la statue est cassée au niveau des tibias.
LE CULTE DES ANCÊTRES
A la même époque, dans le sud de la France (Roquepertuse, Bouches-du-Rhône), nous retrouvons des effigies anthropomorphes de grandes dimensions de ce qui semble être des défunts.

Personnage assis en tailleur du sanctuaire de Roquepertuse (Vers 460-420 av. J.-C.) d’une hauteur de 100cm.
Ce sont donc des ancêtres héroïsés, mais toujours aucune trace des dieux. Avec peut-être une exception notable, celle d’une sculpture bicéphale représentant une divinité. Dû certainement à une influence de la colonie grecque voisine de Massalia (Marseille).
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Personnage bicéphale de Roquepertuse (Vers 460-420 av. J.-C.). (Wikimedia Commons).
Ce n’est qu’avec les premiers temps de la romanisation que nous pouvons enfin relever l’apparition tardive de statues anthropomorphes qui représentent souvent des dieux suivant un modèle romain, ainsi que quelques exceptions d’inspiration plus celtique. Pour être tout à fait complet, il faudrait ajouter à la liste le chaudron de Gundestrup, lui aussi de facture tardive. Ces quelques exemples expliquent à eux seul la perte d’influence des druides.
DES DIEUX DE FORME HUMAINE
Car les Celtes de l’indépendance ne peuvent pas imaginer un seul instant représenter les dieux sous forme humaine comme le font les Romains ou les Grecs. Ce serait pour eux un acte d’une impiété majeure. Ce qui explique la réaction de Brennus quand il entre dans le temple d’Apollon à Delphes. Il se moque de ces dieux qui ressemblent à des humains.
L’ABSENCE DES DIEUX
Bien qu’aucun auteur antique ne mentionne un interdit religieux concernant la figuration des divinités. Il ne fait aucun doute que seuls les druides avaient l’autorité suffisante pour interdire la représentation des dieux. Faisons un rapide tour d’horizon parmi d’autres peuples indo-européens et étudier leur conception de la figuration des divinités. Commençons par les Grecs.
UN VOYAGE À TRAVERS LE MONDE ANTIQUE
LA GRÈCE ET SES DIEUX
Il est intéressant de citer Pausanias, né vers l’an 115, il meurt à Rome aux alentours de l’an 180. Il est l’auteur d’une Description de la Grèce.
Dans les temps les plus reculés, tous les Grecs en général rendaient de même les honneurs divins à des pierres brutes qui leur tenaient lieu de statues[2].
Cela peut surprendre, mais les Grecs n’ont pas toujours représenté leurs dieux sous forme humaine.
Cet extrait de Pausanias rappelle un texte de Lucain dans lequel il décrit les « statues » gauloises :
DES DIEUX QUE L’ON CRAINT
Le sanctuaire celtique est un endroit sacré, un domaine réservé aux dieux.
Il y avait un bois sacré, qui, depuis un âge très reculé, n’avait jamais été profané, il entourait de ses rameaux entrelacés un air ténébreux et des ombres glacées, impénétrables au soleil. Il n’est point occupé par les Pans, habitants des campagnes, les Sylvains maîtres des forêts ou les nymphes, mais par des sanctuaires de dieux aux rites barbares ; des autels sont dressés sur des tertres sinistres et tous les arbres sont purifiés par le sang humain. S’il faut en croire l’antiquité admiratrices des êtres célestes, les oiseaux craignent de percher sur les branches de ce bois et les bêtes sauvages de coucher dans les repaires ; le vent ne s’abat pas sur les futaies, ni la foudre qui jaillit des sombres nuages. Ces arbres qui ne présentent leur feuillage à aucune brise inspirent une horreur toute particulière. Une eau abondante tombe des noires fontaines ; les mornes statues de dieux sont sans art et se dressent, informes, sur des troncs coupés. La moisissure même et la pâleur qui apparait sur les arbres pourris frappent de stupeur ; ce que l’on craint, ce ne sont pas les divinités dont une tradition sacrée a vulgarisé les traits ; tant ajoute aux terreurs de ne pas connaître les dieux qu’on doit redouter. Déjà la renommée rapportait que des tremblements de terre faisaient mugir le fond des cavernes, que des ifs courbés se redressaient, que les bois, sans brûler, brillaient de la lueur des incendies, que des dragons, enlaçant les troncs, rampaient ça et là. Les peuples n’en approchent pas pour rendre leur culte sur place, ils l’ont cédé aux dieux. Que Phébus soit au milieu de sa course ou qu’une nuit sombre occupe le ciel, le prêtre lui-même en redoute l’accès et craint de surprendre le maître de ce bois[3].
L’auteur parle de « mornes statues de dieux sans art qui se dressent informes sur des troncs coupés ».
Dans le monde grec existent plusieurs idoles archaïques que l’on peut qualifier d’informe. Deux d’entre-elles vont particulièrement retenir notre attention, les colossoi et les xoana[4].
L’EFFIGIE D’UN ANCÊTRE
Commençons par le colossos, Or, première surprise, ces poteaux informes ne sont pas des effigies des dieux. Le colossos est un pilier de pierre qui tient la place d’un défunt. Ces piliers sont dressés en un lieu écarté et désert que sa sauvagerie voue aux puissances infernales. Ces lieux incultes sont le symbole, ici-bas, de l’Autre Monde. Là, se célébraient les rites d’évocation des morts. On versait sur la stèle les libations prescrites, on y faisait ruisseler le sang du bélier noir, puis, par trois fois, les assistants appelaient le mort par son nom, les yeux fixés sur la pierre où il était censé réapparaitre. Cette effigie informe permettait d’établir un contact avec le défunt. À travers le colossos, le mort remonte à la lumière du jour et manifeste aux yeux des vivants sa présence. En se donnant à voir sur la pierre, le mort se révèle en même temps comme n’étant pas de ce monde. Quand un homme parti au loin semble disparu à jamais ou lorsqu’il a péri sans que l’on ait pu ramener son cadavre ni accomplir sur lui les rites funéraires, le défunt ou plutôt son « double » — sa psuché — reste à errer sans fin entre le monde des vivants et celui des morts. Aussi son spectre se manifeste par des sévices à l’égard des vivants. La fonction du colossos, pierre enfoncée dans le sol[5], est de fixer, d’immobiliser et de localiser en un point défini la psuché du défunt. L’âme désormais fixée, cesse de persécuter les humains[6]. Il semble donc que ces piliers soient plutôt en lien avec le culte des ancêtres.
UNE IDOLE INFORME
L’autre idole archaïque est le xoanon. Contrairement au colossos qui est une idole grossière, substitut du mort, le xoanon est une figuration abstraite de la divinité. Le xoanon est une idole en bois, plus ou moins dégrossie, de forme dite en pilier, et dont la facture est primitive, elles ne sont pas œuvres humaines.

« Figure en planche » de craie, du début de Chypriote III au Chypriote moyen Ier, 1900-1800 av. J.-C. au Musée Goulandris d’art cycladique d’Athènes). (Wikimedia Commons).
Leur forme compte moins parfois, sur le plan de la valeur symbolique, que la matière même dont elles sont faites ; telle espèce d’arbre ou même tel arbre particulier que le dieu a désigné.
UNE IDOLE MOBILE
L’idole n’est pas faite pour être vue, sauf en certaines occasions. La regarder, c’est devenir fou. Aussi est-elle souvent enfermée dans un coffret gardé dans une demeure interdite au public. Voir l’idole est un privilège réservé à certaines personnes, à certains moments, dans certaines conditions. En Gaule, selon l’affirmation de Lucain, le peuple ne s’approche pas du sanctuaire et le prêtre lui-même en redoute l’accès. Au contraire du colossos solidement enfoncé dans le sol, le xoanon est mobile. On le vêt et dévêt, on le lave rituellement, on le mène pour la baigner, dans un fleuve ou dans la mer. L’idole est faite pour être montrée et cachée, promenée et fixée, vêtue et dévêtue, lavée[7]. C’est à travers la succession des cérémonies dont elle est l’objet que le xoanon manifeste la puissance du dieu[8]. Alors ces statues gauloises informes sont-elles des figurations abstraites des dieux ou des défunts ?
Cela restera pour toujours le secret des sanctuaires celtes et il est impossible de trancher définitivement. Refermons cette parenthèse, car il faut bien le dire, Lucain dans son texte, parle clairement des statues des dieux. Soit !
DES PILIERS DE PIERRE
Alors, poursuivons notre exploration des figurations des divinités, car hormis le matériau, la représentation des dieux dans les temps les plus anciens était la même chez les Grecs et les Celtes. Des piliers en pierre ou en bois non travaillé par la main de l’homme. Sauf que pour les premiers, il faut remonter à la période la plus archaïque pour retrouver de telles représentations abstraites des divinités alors que chez les Celtes cette coutume était encore courante à l’arrivée des Romains en Gaule.
Les figurations les plus anciennes des divinités sont des blocs de pierres.
Comme le signale Tacite à propos de la Vénus de Paphos.
la déesse n’est pas représentée sous une forme humaine, mais comme un bloc circulaire plus large à la base, qui va en se rétrécissant vers le sommet, à la manière d’une borne ; on ignore quelle en est la raison .

Monnaie de l’époque de Septime Sévère avec le temple de Palaepaphos et le bloc de pierre conique qui représente la déesse. Paris, Cabinet des Médailles (moulage). Source : Hermary, Antoine. « Aniconisme et bisexualité : deux traditions de valeur différente sur l’Aphrodite de Chypre ». Image et religion, édité par Sylvia Estienne et al., Publications du Centre Jean Bérard, 2008.
LA TRANSGRESSION ULTIME
Encore une fois, les Grecs ont brisé un tabou, à partir du moment où ils commencent à sculpter des effigies anthropomorphes de leurs divinités.
Ainsi cette figuration classique par excellence d’une divinité grecque ne correspond pas aux croyances les plus anciennes des Grecs.
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Dieu du cap Artémision, sculpture grecque monumentale (haute et large d’environ 2 mètres) en bronze, datée vers 460 av. J.-C. et conservée au musée national archéologique d’Athènes. (Wikimedia Commons).
C’est un changement complet d’idéologie, car ce ne sont finalement plus des dieux qui sont représentés, mais on divinise l’homme, devenu le centre de l’univers. N’est-ce pas la folie des grandeurs que de vouloir donner aux dieux un aspect humain ?
Ceci est une chose impensable pour un druide.
Représenter non seulement leur apparence, mais également leurs sentiments, amour, jalousie, conflits etc, en un véritable vaudeville. Pas de quoi satisfaire l’homme croyant, grec ou romain, qui s’est très tôt tourné vers les religions à mystères inspirées par l’Orient.
LE MONDE ROMAIN
Continuons notre périple dans le monde antique avec les Romains, eux non plus n’ont pas toujours adorés des statues, puisque :
Les lois de Numa[9] au sujet des statues des dieux sont étroitement apparentées à la doctrine de Pythagore. Car, d’après Pythagore, le principe des choses n’est pas sensible et au sujet aux affections, mais invisible, incréé et purement intelligible ; or, Numa défendit aux Romains l’usage des statues de dieux affectant la forme d’hommes et d’animaux. En effet, ils n’eurent d’abord aucune image peinte ou sculptée de la divinité ; dans les premiers cent soixante-dix ans depuis la fondation de Rome, bien qu’ils construisent des temples et des sanctuaires, ils ne modelèrent aucune statue, dans la pensée qu’il est impie d’assimiler ce qui est meilleur à ce qui est pire et que Dieu ne saurait être atteint que par la pensée[10].
Un druide ne pourrait mieux dire. De plus, il faut dire que l’on a souvent, et ce dès l’Antiquité, rapproché les druides des disciples de Pythagore et inversement.
LA PERSE ANTIQUE
Faisons un détour par la Perse, nous avons déjà vu que la religion des mages comporte également quelques similitudes avec le druidisme. En voici une autre :
Les Perses, à ma connaissance, observent les coutumes suivantes. Ils n’ont pas l’usage d’élever des statues de dieux ni des temples, ni des autels ; tout au contraire ils accusent de folie ceux qui le font ; la raison en est, à mon avis, qu’ils n’ont jamais pensé, comme les Grecs, que les dieux soient de même nature que les hommes[11].
LES MONDES NORDIQUES
Terminons notre tour d’horizon par les Germains qui comme les Celtes proscrivaient la représentation humaine des divinités.
D’ailleurs, enfermer les dieux entre des murs ou les représenter sous quelque apparence humaine leur semble peu convenable à la grandeur des habitants du ciel ; ils leur consacrent des bois et des bocages et donnent le nom de dieux à cette réalité mystérieuse que leur seule piété leur fait voir[12].
LA FIN D’UN TABOU MAJEUR
Parmi les Indo-Européens, les Grecs, influencés par les Égyptiens et l’Orient, ont les premiers transgressés l’interdiction de représenter les dieux sous forme humaine. Comme l’écrit l’helléniste Jean-Pierre Vernant, les Grecs ont brisé ce tabou majeur au VIIIe av. J.-C.
Durant les siècles que l’on dit « obscurs », c’est-à-dire, en gros, du XIIe au VIIIe siècle avant notre ère, la Grèce qui, pendant cette période — vous le savez — ignore l’écriture, ne connait pas davantage au sens propre, l’imagerie, ni ne met en œuvre des systèmes de représentation figurée.
La constitution, sous l’influence de modèles orientaux, de ce que l’on peut appeler un répertoire d’images, une palette de figures, et l’élaboration d’un langage plastique dans la céramique, le relief, la ronde bosse, se produisent vers le VIIIe siècle comme à partir d’une table rase[13].
Dans un effet domino, ils ont entrainé à leur suite les Romains qui à leur tour ont fini très tardivement par l’imposer aux Celtes de Gaule. Il semble que la tendance à l’abstraction en matière de figuration divine soit un trait typique des nomades conquérants indo-européens[14].
DES DIVINITÉS REDOUTÉES
Les peuples d’agriculteurs sédentaires, Égyptiens ou Sumériens, ont très tôt représentés leurs dieux sous forme humaine. Les druides ont eu une excellente raison de ne pas représenter leurs divinités. Et cette raison, est l’aspect très étrange et effrayant de leurs dieux. Un concept incompréhensible pour des non-initiés. Écoutons l’avertissement du poète :
Terribles sont les dieux quand ils se montrent sous leur forme ![15]
©JPS2012-2016
[ACCUEIL]
NOTES :
CITATION
- Diodore de Sicile, Livre XXII, 9, in Mœurs et coutumes des Gaulois, Traduction E. Cougny, Éditions Paleo, Clermont-Ferrand, 2010.
TEXTE
[1] Polybe, Histoires, II, 6.
[2] Pausanias, Description de la Grèce, Achaïe, Livre VII, 22, 4, Traduction M. Clavier, Paris, 1821.
[3] Lucain, La Pharsale, Livre III, vers 399-426, Traduction A. Bourgery, Éditions Les Belles Lettres, Paris, 1976.
[4] Singulier colossos, pluriel colossoi ; singulier xoanon, pluriel xoana.
[5] Dans le cas gaulois, ce sont des troncs d’arbres coupés encore enracinés dans le sol.
[6] Pour de plus amples informations sur le colossos voir Jean-Pierre Vernant, Mythe et pensée chez les Grecs, Études de psychologie historique, Editions La Découverte, Paris, 1996. Notamment le chapitre intitulé Figuration de l’invisible et catégorie psychologique du double : le colossos, pp. 325-338.
[7] J’ai eu le privilège d’assister à une cérémonie dans le temple de Sri Pragadheswarar (Tamil Nadu, Inde du Sud). Dans une ambiance mystique, au son des trompes et des tambours on ouvre les rideaux du sanctuaire et les fidèles peuvent contempler le dieu, un Shiva Lingam de 4 m de haut. Un frisson palpable parcourt l’assistance lorsque la divinité est dévoilée. Même ambiance dans le temple de Chidambaram. Dans le tintement des cloches, entourés de musique et de chants les officiants, à la lueur des lampes à huiles, ouvrent les portes argentées du Saint des saints afin que les innombrables pèlerins puissent enfin apercevoir la statue de Shiva Nataraja — Shiva dansant — baigné de lait et d’épices par les prêtres du temple. Lors des fêtes dans les villages alentours les divinités sont transportées en d’immenses processions vers l’Océan pour être aspergées d’eau de mer. Dans les cortèges colorés et joyeux accompagnant les divinités, certains participants en extase dansent avec frénésie au son des trompes et des tambours.
[8] Jean-Pierre Vernant, Mythe et pensée chez les Grecs, Études de psychologie historique, Editions La Découverte, Paris, 1996. De larges extraits sont tirés du chapitre De la présentation de l’invisible à l’imitation de l’apparence, pp. 339-351.
[9] Roi légendaire de Rome à qui l’on attribue la création du culte des dieux latins et des instituions sacrées ainsi que l’instauration d’un calendrier lunaire.
[10] Plutarque, Numa, VIII, in Salomon Reinach, Cultes, mythes et religions, Robert Laffont, Paris, 1996, p.224.
[11] Hérodote, Histoire, I, 31, in Salomon Reinach, Cultes, mythes et religions, Robert Laffont, Paris, 1996, p.1145.
[12] Tacite, La Germanie, IX, 3, in Salomon Reinach, Cultes, mythes et religions, Robert Laffont, Paris, 1996, p.1145.
[13] Jean-Pierre Vernant, Mythe et pensée chez les Grecs, Études de psychologie historique, Editions La Découverte, Paris, 1996, p.339. L’auteur cite un peu plus loin Émile Benveniste, linguiste et grand spécialiste des langues indo-européennes, qui a écrit : « Le peuple qui a fixé pour le monde occidental les canons et les modèles les plus achevés de l’art plastique, a dû emprunter à d’autres la notion même de représentation figurée », p.340.
[14] Il intéressant de retrouver cet interdit de représenter Dieu chez les Arabes, autre peuple de conquérants nomades.
[15] Homère, L’Iliade, Chant XX, 131, Traduction F. Mugler, Éditions Actes Sud, Arles, 1995.
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